C’est officiel : Roberto De Zerbi quitte l’OM, récit de la fin d’un cycle sous tension…
Dans la nuit du 10 au 11 Février 2026, l’OM a publié un communiqué aussi sobre que lourd de conséquences : Roberto De Zerbi n’est plus l’entraîneur de l’équipe première… Une décision prise d’un commun accord avec la direction après plusieurs semaines de turbulences sportives et une humiliation de trop au Parc des Princes.
Une page se tourne. Brutalement. Presque en silence. Mais avec pertes et fracas.
Une nuit, un communiqué, une décision inévitable…
Il était tard, très tard, lorsque le club olympien a officialisé la séparation. Dans son texte, l’OM précise que la décision a été actée collectivement, impliquant propriétaire, président, directeur du football et entraîneur.
Formule classique. Situation exceptionnelle.
Fragilisé par l’élimination en Ligue des Champions et plusieurs revers inquiétants, De Zerbi a vu son crédit s’évaporer définitivement après la lourde défaite contre le PSG (5-0), dimanche. Plus qu’un score, une claque symbolique. Une équipe dépassée. Une impuissance collective difficilement acceptable à ce niveau…
Des signaux d’alerte ignorés trop longtemps
L’histoire s’écrivait pourtant autrement à l’été 2024. Le 24 juin, l’arrivée surprise du technicien italien incarnait un projet ambitieux : jeu offensif, pressing haut, identité forte.
La saison 2024/25, conclue à la 2ème place, avait confirmé le potentiel. Marseille vibrait. Le Vélodrome s’enflammait.
Mais cette saison, la dynamique s’est fissurée :
- Élimination précoce en Ligue des champions,
- Défaites lourdes face à Bruges (3-0),
- Correction infligée par Liverpool (0-3),
- Classique perdu 5-0 contre le PSG,
Selon plusieurs sources, le discours du coach ne passait plus auprès du vestiaire. Changements tactiques incessants, rigidité stratégique, difficulté à se remettre en question… La méthode, exigeante et intense, aurait fini par créer de la distance.
Le bâtisseur s’est heurté au mur de la réalité marseillaise.
Un départ négocié, validé par le propriétaire
Sous contrat jusqu’en juin 2027, De Zerbi et ses nombreux adjoints représentaient un engagement fort du club. Le départ a donc nécessité validation et négociation, notamment avec Franck McCourt.
Rien d’improvisé. Tout a été discuté.
Le communiqué insiste d’ailleurs sur les remerciements du club pour « l’investissement, l’engagement, le professionnalisme et le sérieux » de l’entraîneur italien.
Une manière élégante de refermer le dossier.
L’homme reste, les résultats tranchent
Chez Marseille Lovers, on ne va pas se cacher derrière des formules creuses.
Oui, les résultats n’étaient pas au rendez-vous cette saison.
Oui, certaines décisions ont interrogé.
Oui, le projet s’est essoufflé.
Mais Roberto De Zerbi restera un homme charismatique, passionné, habité par son football. Un technicien intense, entier, parfois clivant, mais jamais tiède.
Et à Marseille, la tiédeur n’a jamais fait rêver personne.
L’homme ne fait pas tout. Le contexte, le vestiaire, la pression permanente, l’exigence du club… tout cela pèse. Ici plus qu’ailleurs.
Et maintenant ?
La vraie question commence aujourd’hui.
À trois jours de la réception de Strasbourg, le club entre dans une zone d’incertitude. Qui pour reprendre les rênes ? Intérim en interne ? Nouveau pari audacieux ? Retour à une valeur sûre ?
Le timing est serré. La fin de saison cruciale. La Ligue 1 n’attend personne.
Marseille cherche une stabilité qu’elle peine à trouver depuis des années. Chaque projet démarre fort, s’emballe et nous a fait rêver jusqu’en Décembre 2025, puis, se fracture.
Le cycle De Zerbi aura duré un peu moins de vingt mois. Prometteur, Ambitieux mais Inabouti malheureusement…
Ce que l’on retient
- Une nomination surprise et ambitieuse en Juin 2024,
- Une saison 2024/25 réussie avec une 2ème place
- Une campagne européenne décevante,
- Une humiliation face au PSG comme point de rupture,
- Une séparation « d’un commun accord »,
L’OM avance. Toujours. Même dans la tempête.
À Marseille, les histoires d’amour sont passionnelles mais elles brûlent malheureusement vite. Elles s’arrêtent brutalement et elles laissent toujours une trace.
Roby part. Le Vélodrome continue et continuera de battre.
Et comme souvent ici, tout peut basculer très vite…
La suite au prochain numéro… mais on sera toujours là !!
Crédit photo : OManiaque